Poésie du soir, espoir

 

Feu cheminée

Que la pluie à déluge au long des toits ruisselle !
Que l’orme du chemin penche, craque et chancelle
Au gré du tourbillon dont il reçoit le choc !
Que du haut des glaciers l’avalanche s’écroule !
Que le torrent aboie au fond du gouffre, et roule
Avec ses flots fangeux de lourds quartiers de roc !

Qu’il gèle ! Et qu’à grand bruit, sans relâche, la grêle
De grains rebondissants fouette la vitre frêle !
Que la bise d’hiver se fatigue à gémir !
Qu’importe ? N’ai-je pas un feu clair dans mon âtre,
Sur mes genoux un chat qui se joue et folâtre,
Un livre pour veiller, un fauteuil pour dormir ?

[Théophile Gautier]

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9 commentaires sur “Poésie du soir, espoir

  1. Tu as raison, personne ne le lit (d’ailleurs, peu le connaissent) et moi j’ai tendance à le négliger ! De toute manière, j’en ai marre de bloguer, ici ou là.

  2. Un poème est comme un plat qu’on ne connaît pas ; si on ne le présente pas de temps en temps, on ne le goûtera jamais.
    C’est toi qui préconises des chemins faciles ? Je rêve !

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