Archives mensuelles : juillet 2011

Le Grincheux

 

Voilà ce que c’est que de passer sa soirée à vouloir comprendre des mots abscons ! J’ai raté « Le Grincheux » ! Non, pas le blogueur célèbre et néanmoins grave, mais un téléfilm allemand qui passait hier soir sur ARTE.

Téléfilm sentimental (1h30). Année : 2008
Avec : Bruno Ganz (Heinz Killian), Monica Bleibtreu (Vera Hartel), Harald Schrott (Hans Behling), Stefant Kurt (le docteur Pögen), Jörg Gudzuhn (le docteur Bergenthal), August Zirner (le docteur Kübler), Adriana Altaras (Consuela), Gustav-Peter Wöhler (Gerhard)

Heinz Killian, écrivain presqu’oublié et assez misanthrope, souffre de maux d’estomac impossibles à apaiser (comme moi !). Son généraliste l’adresse à un spécialiste, gastro-entérologue (ça, c’est fait) qui pointe du doigt ses déplorables habitudes alimentaires (bof !). Il lui recommande de faire appel à une nutritionniste (ce que préconise mon toubib !), ce que Killian refuse (pour quelle raison ?). Mais une certaine Vera Hartel se présente bientôt à lui, sûre d’elle, à la fois aimable mais malgré tout impitoyable. Elle l’accompagne dans une tournée de lectures publiques et ne le lâche pas d’une semelle. Rapidement, le périple se transforme en conflit. De crises de rage en éclaircies impromptues, de sorties cyniques en remises en question, ils s’affrontent jusqu’à ce que tombent les résultats des analyses…

Je ne saurai jamais la suite, mais il est facile de deviner qu’il aura besoin des soins du gentil Dr Wilson (à moins que je me trompe de chaîne ?) En tout cas, il est à noter que, hors certains médecins spécialistes, point de salut !

Je trouve que le scénariste a eu une bien curieuse idée d’appeler le héros Heinz Killian : une bière rousse à la sauce ketchup, vous imaginez le mélange. Il y a de quoi devenir atrabilaire ! Amoureux ou pas !

« Tous ces défauts humains nous donnent dans la vie
Des moyens d’exercer notre philosophie. »
« Plus on aime quelqu’un, moins il faut qu’on le flatte. »

Certes, mais n’est pas Molière qui veut.

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L’Hésichiaste

 

Hésichiaste1

Quand quelqu’un signe des commentaires du nom d’Hésichiaste, je ne peux m’empêcher de chercher la signification de ce terme, d’une part, parce que je n’aime pas rater une occasion d’apprendre quelque chose et, d’autre part, parce que je suis curieuse d’imaginer l’individu qui s’affuble d’un tel pseudo.
Google me sort un choix de sites pour éclairer ma lanterne : en 3e, 4e et 5e places, un lien vers mon blog, dont une note intitulée « Pipe EN chocolat ». C’est une honte !
Plus sérieusement, je consulte « Eloge du dictionnaire par Alexandre Vialatte » et j’apprends ainsi que « l’omphalopsyque est tout bonnement un hésichiaste. Mais c’est bien sûr ! Vous ne le saviez pas, bande d’incultes ?
Je tape donc « omphalopsyque » dans Google et devinez ce que je trouve ? Synonyme de « hésychiaste ». Non ! Heureusement, Wikipédia a réponse à tout :

Un omphalopsyque (Omphalospsychus, omphalopsyches ; du grec ancien ομφαλός, omphalos, « nombril » et ψυχή, psychè, « âme ») est un moine orthodoxe du mont Athos (ou bogomile) pratiquant la prière hésychaste de l’Omphaloskepsis en plaçant son menton près du nombril, d’où le surnom d’« adorateur du nombril » et le bruit que l’âme résiderait dans le nombril.

Wikipédia me lance égaelement sur la piste de « Hésychasme » et dit ceci :

L’hésychasme (du grec ἡσυχασμός/hesychasmos de ἡσυχία/hesychia, « l’immobilité, le repos, calme, le silence ») est une pratique spirituelle mystique enracinée dans la tradition de l’Eglise orthodoxe, pratiquée (en grec ἡσυχάζω/hesychadzo, ce qui signifie : « être en paix, garder le silence ») par l’hésychaste.
Et suit un article qu’il va me falloir une partie de nuit pour le lire ! Un paragraphe m’a sauté aux yeux cependant :
Être libéré des passions n’est possible que par la connaissance de leur procédés. Cette connaissance consiste en une véritable médecine spirituelle. Cependant cette thérapeutique est impossible sans la vigilance de l’ascète à l’égard de ses propres pensées. C’est ainsi que décrit saint Jean Climaque décrit la tâche de l’hésychaste :
« Le chat surveille la souris et l’hésychaste guette la souris spirituelle. Ne traite pas cet exemple de futile ; ou alors, c’est que tu n’as pas encore connu l’hésychia [Jean Climaque]. »

Alors, « hésychaste » ou « hésichiaste » ? J’en perds mon latin, et surtout mon grec. Tout ça me fait penser à de la sodomisation de mouches grecques.

Commentateur inconnu, je vous trouve un tantinet agressif (le mot est faible) dans vos commentaires, mais je vous remercie néanmoins d’enrichir mon vocabulaire ! Car le jour où l’on cesse d’apprendre, on est mort !

Erotisme, séduction et tenue vestimentaire

 

L’érotisme (du grec ἔρως, érôs : désir amoureux) désigne l’ensemble des phénomènes qui éveillent le désir sexuel, et les diverses représentations, en particulier culturelles et artistiques, qui expriment ou suscitent cette affection des sens. L’érotisme peut aussi désigner, par extension, la nature de la relation qui s’instaure entre des individus suite à cette attirance.

Quelle femme un homme trouvera-t-il érotique ? Celle qui émoustille ses sens, en particulier sa vue. Ainsi une femme habillée court, ou moulant, à moins que ses vêtements baillent, laissent entrevoir sa peau… provoque chez l’homme une forte excitation érotique.

érotisme

Cela peut aller jusqu’au fétichisme, comme le port de bottes, de cuissardes ou autres signes vestimentaires suggérant un rôle particulier de la femme…

SeinG L’imagination joue un grand rôle, une femme en sous-vêtements suscite bien souvent davantage la convoitise que totalement nue. Ce qui est caché est magnifié, idéalisé, rêvé. L’érotisme peut être stimulé par l’ambiguïté d’une attitude, la suggestion, le non-dit, l’implicite, la promesse d’une situation future, tout ce qui sollicite l’imagination.

« Le meilleur moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier », disait Clemenceau. Je plains ceux qui habitent au rez-de-chaussée !

L’érotisme se différencie de la pornographie, qui offre des représentations crues et explicites. L’érotisme se différencie également de la sexualité, il caractérise le désir, il provoque une excitation sensuelle et émotionnelle (projections mentales, fantasmes…) mais il ne renvoie pas à l’acte sexuel.
Peut-on le détacher de l’amour (sentiment) ? Oui, dans certaines formes d’amour où les pulsions sexuelles n’existent pas (abstraction du corps dans l’amour platonique, dans l’amour filial…)

Safari 002 Voilà ce que nous racontent les médias ; alors les filles, si vous n’êtes pas certaines de votre pouvoir de séduction, vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire : un décolleté bénitier, une jupe moulante, suffisamment courte pour laisser entrevoir que vous portez, non pas un collant, mais des bas, et des cuissardes pour parfaire le tout. Et cela dès le premier rendez-vous, car si vous ne lui tapez pas dans l’oeil ce jour-là, ne comptez pas le séduire un jour. Bien sûr, ainsi attifées, vous prenez le risque qu’il vous demande vos tarifs.

Et un homme érotique, c’est quoi ? Avons-nous toutes les mêmes attirances ?
Craquons-nous pour un homme grand ou de taille moyenne ? De forte corpulence ou mince ? Crâne rasé ou cheveux en bataille ? Sourire ultra-bright ou dents en désordre ? Rasé de près ou barbe de deux jours ? Et ses vêtements ?
Qu’importe ! Ce qui nous emballe, c’est ce qui émane de lui au premier regard, la testostérone qui s’en dégage. Après le coup de foudre, nous affirmerons que nous aimons qu’un homme s’habille de telle manière : par exemple jeans, chemise blanche et mocassins, ou pantalon sombre et col roulé par temps froid… Mais nous ne sommes pas dupes. Nous l’avons trouvé beau au premier regard, et il aurait pu être l’inverse de ce que nous déclarons apprécier chez un homme aujourd’hui. Il pourra même nous arriver parfois d’avoir un petit coup de coeur pour un autre qui sera habillé comme lui, ou coiffé comme lui, ou qui présentera telle similitude dans son attitude, son sourire… ou un petit quelque chose qui nous l’évoquera.
Alors messieurs, n’ayez pas de complexes si vous ne ressemblez pas à Johnny Depp, George Clooney ou Brad Pitt, sachez que nous nous contenterions volontiers d’un Dr House !

Hugh Laurie

« Il y a des gens d’une telle beauté qu’on se sent protégé rien qu’à les regarder. »

Psaume 129

 

Oblats 040

Un curé circule en voiture lorsqu’il aperçoit une religieuse faisant du stop.
Il s’arrête pour la laisser monter.
Elle s’assoit dans la voiture, laissant apparaître des cuisses magnifiques.
Le prêtre en est tout retourné, tant et si bien qu’il manque de provoquer un accident.
Il reprend le contrôle de sa voiture et pose sa main sur la jambe de la religieuse.
La religieuse lui dit : « Mon père, pensez au psaume 129. »
Le curé est confus et lui présente ses excuses.
Mais il n’arrive pas à détacher les yeux de ses jambes, et un moment plus tard il recommence et lui met à nouveau la main sur la cuisse.
Le prêtre, très gêné, s’excuse une seconde fois en lui disant : « La chair est faible. »
Puis il dépose la religieuse au couvent.
Il se précipite dans son église pour aller voir le psaume 129 et il lit ceci :
« Va plus loin, mon fils, et cherche plus haut ; alors tu seras dans l’allégresse et tu trouveras la gloire ! »

Le bougre

 

Je glisse ma main droite dans sa chemise ouverte
Et pose dans son cou de longs baisers brûlants
Je sens qu’à cet instant la chance m’est offerte
Qu’ici et maintenant il devienne mon amant.

Maîtresse de circonstance ou amante d’occasion
Qu’importe, car le bougre est tellement excitant
Et moi je suis sevrée des intimes effusions
Depuis des mois entiers que j’attends ce moment.

Après de longs baisers et de douces caresses,
Contre lui je m’allonge, après avoir enfin
Parcouru tout son corps de larges arabesques
Voluptueusement jusqu’au creux de ses reins.

De ma bouche, de ma langue, de mes mains, de mes seins,
J’attise son désir, si bien que son pénis
Impétueux et fier, se laisse prendre en mains
Puis happer par ma bouche… pour moi c’est un délice.

Il s’offre enfin à moi, mon doux prince charmant
Il tremble de bonheur sous mes assauts buccaux,
Son corps est parcouru d’un soudain embrasement
Et mes yeux éblouis le trouvent encore plus beau.

Comme je me délecte en le sentant vibrer
D’ondes de volupté, de cris et de soupirs
Le flux chaud de son sperme se répand en longs jets
Mon bonheur est entier de le sentir jouir.

Il s’écroule sur moi, me couvrant de baisers
Comme en remerciements d’opportunes caresses
Alors je peux crier, inondée et comblée
De devenir, enfin, son amante et bougresse.

La bougresse [Jean-Charles Theillac]

 

Elle glissa sa main droite dans ma chemise ouverte
Et posa sur mon cou un long baiser brûlant,
Je sentis tout d’un coup qu’elle m’était offerte
Et qu’enfin je pourrai devenir son amant.

Amant de circonstance pis-aller d’occasion,
Mais la belle bougresse en valait bien la peine
Elle en était sevrée des intimes effusions,
Depuis des mois entiers, ma belle Madeleine.

Elle s’offrait à moi, la charmante hétaïre,
Courtisane et amante, elle savait s’y prendre,
Etoile d’un moment, elle voulait m’éblouir,
Je n’attendais que ça de ma belle Cassandre.

Après de longs baisers et de douces caresses,
Elle s’allongea sur moi et je sentis ses seins,
Parcourir tout mon corps, de larges arabesques,
Voluptueusement jusqu’au creux de mes reins.

De sa bouche, de sa langue, puis des mains et des seins,
Elle se fit désirer, si bien que mon pénis,
Guilleret et joyeux, se laissa prendre en mains
Puis en bouche goulue, par ma tendre « nourrice ».

D’un petit mouvement j’obtenais qu’elle tourne
Son bassin vers ma bouche pour m’offrir sa toison,
Et son sexe accueillant pour que ma langue l’enfourne,
Et caresse en montant son tout petit bouton.

Je tremblais de bonheur sous ses assauts buccaux,
C’en était un délice, je la sentais vibrer,
D’ondes de volupté, de petits cris d’oiseaux,
Mes mains fouillaient ses fesses et sa chute cambrée.

Elle se leva d’un coup et voulut s’emparer
Du sexe en érection que je lui présentais,
De ses deux doigts agiles, elle le fit entrer
Dans son ventre tout chaud comme un abri douillet.

Comme pour me dominer elle me chevauchait,
Contractant son vagin, elle ondulait le corps,
Exquises sensations, agréables excès,
Ma charmante compagne en demandait encore.

Je voulais qu’elle parvienne à se faire jouir,
Ses mains me caressaient et d’un coup je sentis,
Une accélération du rythme des soupirs
Et des cris ponctuant le bonheur assouvi.

Elle s’écroula sur moi me couvrant de baisers
Prodiguant avec soin d’opportunes caresses
Je jouissais enfin d’un assaut épuisé
J’embrassais Madeleine mon amante et bougresse.