Archives mensuelles : août 2011

Le 31 du mois d’août

 

Sur le pont, pendant le déchargement de la cargaison, un officier anglais dévisagea Surcouf et lui dit : « Vous, Français, vous ne vous battez que pour l’argent… Nous, Anglais, nous nous battons pour l’honneur. » Et Surcouf lui répondit du tac au tac : « Sir, vous avez raison, on se bat toujours pour ce que l’on n’a pas. »
Curieusement, peu se battent pour de l’intelligence, alors que nombreux sont les cons !

Le 31 du mois d’août,
On vit venir, sous l’vent à nous, (Bis)
Une capote d’Angleterre,
Qui fendait la mer et les flots
Comme un joli petit bateau.

(Refrain:)
Buvons un coup, buvons-en deux,
A la santé des amoureux !
A la santé du roi de France !
Et merde pour le roi d’Angleterre,
Qui nous a déclaré la guerre.

Le capitaine, immédiatement ,
Fît arrêter son bâtiment, (Bis)
Et la capote d’Angleterre,
Fut pêchée par des matelots
Et remontée sur le bateau.

(Refrain)

Dans la capote, y’avait un mot,
Je suis au large de Bornéo, (Bis)
Naufragé sur une île déserte,
Avec trente filles qui ont le cul trop chaud,
Je n’ai plus qu’la peau sur les os

(Refrain)

Le capitaine, tout aussitôt,
Fit mettre le cap sur Bornéo, (Bis)
Mais quand enfin, on débarqua,
Le marin n’avait plus de roustons,
Et les filles se suçaient le bouton !

(Refrain)

En voyant débarquer les gars,
Les filles poussèrent des cris de joie, (Bis)
Et se jetèrent sur l’équipage,
Chacune étendue sur le dos,
Se fit baiser par trois matelots !

(Refrain)

Tout l’équipage, pendant un mois,
Baisa soixante-douze mille fois !
Et le navire revint en France,
Avec une vérole, mes agneaux !
Qui fut donnée à tout Bordeaux

(Refrain)

Un fil à la patte

 

Code-barre Il ne suffisait pas que l’on s’attache avec l’internet, sa messagerie, ses blogs, avec le téléphone portable, voilà maintenant le bracelet. On est tombé sur la tête !
J’ai connu une époque où je n’avais même pas un téléphone filaire à mon domicile : en cas d’urgence, on envoyait un télégramme… et j’ai survécu. Aujourd’hui, je suis devenue addict et consulte un nombre incalculable de fois ma boîtamel, mes boîtamels devrais-je dire, même si l’une d’entre elles n’est connue que d’une seule personne, et encore, je n’en suis pas certaine, même si par inadvertance je lui ai un jour envoyé un mail de cette boîte – un acte manqué, diraient certains ! Je ne peux envisager de quitter mon domicile sans m’être assurée que j’ai bien mon smartphone dans le sac. Aussitôt attablée à la terrasse de mon bar favori, j’y jette un oeil, sait-on jamais ? Ne jamais prendre le risque de rater un petit mot de telle ou telle personne… qui peut-être vous donne un rendez-vous, allez savoir ! Ce qui est idiot, mes copains/copines savent où me trouver.
Régulièrement je jette un oeil sur Facebook, qu’ont donc fait mes potes (virtuels) depuis ce matin ? Ont-il posté une photo, une vidéo, une musique ? Ou la pensée du jour, à laquelle invariablement on commente en cliquant sur « j’aime » ; remarquons en passant que la mention « j’aime pas » n’existe pas ! Je m’inquiète si mes lecteurs habituels n’ont pas laissé un commentaire sur ma dernière note de blog…
Suis-je plus heureuse ainsi « sécurisée » ?
Que nenni, tout au contraire. Je suis « attachée ». Bien sûr, tous ces engins ont de bons côtés, ne le nions pas. Pouvoir être joint n’importe où n’importe quand présente aussi des avantages quand on est mère, ou grand-mère, ou père (pardon, j’oubliais que les papas poules existent).

De bons et de mauvais côtés, comme tout. Ce qu’il faut, c’est savoir utiliser les technologies mises à notre disposition à bon escient. Ne pas se jeter dessus dès leur mise sur le marché, car il est difficile de faire machine arrière. Le net permet de belles rencontres, certaines restent virtuelles, d’autres se concrétisent. Mais attention à la déception possible – probable ? – car à l’écrit on peut tricher facilement, se créer un personnage de toutes pièces, véhiculer une fausse image de soi. Et l’on a tôt fait de fantasmer… et de se casser la gueule !

Je viens de lire un tout petit articile titré « Mon web, ma came » qui donnent les résultats d’une enquête effectuée auprès de 1000 Britanniques âgés de 18 à 65 ans, auxquels on a demandé de s’éloigner des nouvelles technologies pendant une journée entière (je serais capable pour te plaire de te donner 24 000 baisers… Pardon je m’égare). Loin du net, 53% ont éprouvé une sensation de manque ; 40% ont souffert d’un sentiment de solitude ; seuls 23% ont savouré ce moment de liberté.

Je décide que dorénavant je ferai partie des 23%. Je ne sais pas encore comment je vais y parvenir. Un tour de magie ? en force ? par décision pure et simple ? par ma seule volonté ? par sagesse ? par résignation ? J’en viens à me demander si les thérapies comportementales ne seraient pas efficaces dans certains cas. J’ai souvent entendu dire qu’elles pouvaient être dangereuses car elles ne feraient que déplacer les poblèmes. Mais quand on a à peu près cerné les problèmes et qu’on n’entrevoit pas de solution, pourquoi pas ? Il existe aussi la possibliité que l’on s’occupe à autre chose ; un copain m’a filé un coup de pouce récemment en me disant : écris, écris, ne t’occupe pas des autres, écris ce que tu penses, écris ce que tu ressens ; ne juge pas toi-même si ce que tu écris est bien ou pas ; jette sur le papier; Pari tenu ? le 31 décembre je dois remettre ma copie. Je suis dessus depuis 5 heures du mat’ (par Chagrin d’amour, 1981, souvenir de la Belle-de-Mai !)

Chatricule*

 

Je me sens tout à fait comme la pub Perrier, fondante, liquéfiée… Les quelques neurones que j’avais (oui, quelques-uns seulement, je suis une femme), se sont agglomérés les uns aux autres pour faire une bouillie infâme et je suis incapable d’aligner trois mots les uns à la suite des autres pour écrire un semblant de note caniculaire.

Je m’imagine plus aisément sirotant un Perrier citron (rondelle, et sans glaçon surtout), mollement alanguie sur un fauteuil en rotin, dans un charmant jardin, auprès d’une fontaine dont l’eau gazouille à l’instar du Perrier (non, elle ne crépite pas, ça, c’est le chocolat servi avec le café en hiver). Ce breuvage me semble particulièrement bien adapté à la température extérieure, mais j’ignore si son effet « hypothermique » s’exerce aussi sur la chaleur interne des corps en fusion. J’en connais certains qui aimeraient être rafraîchis… mais par d’autres boissons peut-être…
Pas besoin de m’allonger dans l’herbe pour contempler les divers feuillages des arbres et bénéficier de leur ombre épaisse. Il me suffit de lever la tête et j’ai la chance d’apercevoir un écureuil (oui, en pleine ville) grimper le long de leur tronc.

Fontaine d'août 2

Frondaison 005

Quand je vous parlais de corps en chaleur…

* Et pourquoi les chattes n’auraient-elles pas chaud, elles aussi ?

24 000 baci

 

Comme chaque matin, dès que j’ouvre un oeil, j’éprouve le besoin d’allumer la télé. Pas tant pour la regarder que pour savoir l’heure, ou plutôt pour me situer dans le temps. Bien sûr, il serait plus simple d’avoir un réveil à portée de main, ou d’oeil plutôt ! Mais de réveil dans la maison, aucun, va savoir pourquoi !

Aujourd’hui, voilà que je tombe sur cette chanson, qui n’est pas une nouveauté (Adriano Celentano, 1961 !) mais qui me met en joie. C’est peut-être con mais qu’importe ! On n’a pas toujours la chance de démarrer la journée du pied droit.

(Paroles traduites)

Aime-moi
Je t’aime !

Avec vingt-quatre mille baisers
Aujourd’hui tu sauras pourquoi l’amour
Veut à chaque instant mille baisers
Mille caresses par heure.
Avec 24000 baisers
Heureux les heures défilent
D’un jour splendide parce que
A chaque seconde je t’embrasse.
Aucun mensonge merveilleux,
Phrases d’amour passionnées,
Mais que des baisers que je te donne,
Ye… ye… ye… ye… ye… ye… ye !
Avec 24000 baisers
Aussi exaltant est l’amour
En ce jour de folie
Chaque minute m’appartient.
Aucun mensonge merveilleux,
Phrases d’amour passionnées,
Mais que des baisers que je te donne,
Ye… ye… ye… ye… ye… ye… ye !
Avec 24000 baisers
Aussi exaltant est l’amour
En ce jour de folie
Chaque minute m’appartient.
Avec 24000 baisers
Heureux les heures défilent
D’un jour merveilleux parce que
Avec 24000 baisers,
Toi tu m’as conduit à la folie
Avec 24000 baisers,
Chaque seconde m’appartient.
Avec 24000 baisers,
A chaque seconde je t’embrasse !

(Version Johnny Halliday)

Aime-moi
Comme je t’aime

Si tu veux bien me laisser faire
Pendant une journée entière
Je suis capable pour te plaire
De te donner 24 000 baisers
Je prends des paris à la ronde
Sans perdre plus de dix secondes
Je promets devant tout le monde
De te donner 24 000 baisers
Je ne sais pas ce qui se passe
Vois-tu chérie plus je t’embrasse
Plus j’ai envie de t’embrasser
Ye… ye… ye… ye… ye… ye… ye !
J’aime assez ça quand tu m’enlaces
Et comme je ne suis pas de glace
Je ne laisserai pas ma place
Quand je te donne 24 000 baisers

Je fais un trait tous les dix mille
J’en suis au moins à huit cent mille
Et je ne peux pas m’arrêter
Ye… ye… ye… ye… ye… ye… ye !
Je prends des paris à la ronde
Sans perdre plus de dix secondes
Je promets devant tout le monde
De te donner 24 000 baisers
Et lorsqu’une fois centenaire
Il me faudra quitter la terre
Sans même faire une prière
Je suis bien certain que Saint-Pierre
En me voyant toujours sincère
Me permettra de t’embrasser
Tout le temps de l’éternité.

Assomption

 

Allez les mecs, ne la laissez pas monter toute seule au septième ciel !

Je n’aime pas le 15 août. C’est une date butoir à partir de laquelle tout me semble basculer vers l’obscurité. L’été décline, tout ce qui n’a pas été réalisé ne le sera plus. Le soleil jusqu’alors éblouissant nous faisait voir les gens et les choses sous leur meilleur jour. Nous nous dirigeons vers les tristes journées d’automne, où pluies et pleurs s’entremêlent. Bientôt sonnera l’heure de quitter la folie estivale et de reprendre le chemin de la raison.