Lou Bouié

Chanté 1000 fois à la fin de banquets bien arrosés !

Quand lo boièr ven de laurar (bis)
Planta son agulhada
A, e, i, ò, u !
Planta son agulhada.
Trapa (tròba) sa femna al pè del fuòc (bis)
Trista e (tota) desconsolada…
Se sias (Se n’es) malauta digas-o (bis)
Te farai un potatge (una alhada).
Amb una raba, amb un caulet (bis)
Una lauseta magra.
Quand serai mòrta enterratz-me (rebomb-me)
Al pus fons (al prigond) de la cròta (cava)
Los pés virats (Met-me los pès) a la paret
La tèsta a la rajada (jos la canela)
Los pelegrins (e los romius) que passarán (bis)
Prendrán d’aiga senhada.
E dirán « Qual es mòrt aicí? » (bis)
Aquò es la paura Joana.
Se n’es anada al paradís (bis)
Al cèl ambe sas cabras.

Quand le bouvier revient de labourer (bis)
Il plante le soc de sa charrue (l’aiguille)
A, e, i, o, ou !
Il plante le soc de sa charrue.
Il trouve sa femme auprès du feu (bis)
Triste et affligée…
Si tu es malade dis-le moi (bis)
Je te ferai un potage.
Avec une rave, avec un chou (bis)
Une tranche de lard (‘lauseta’ veut également dire ‘alouette’ ) maigre.
Quand je serai morte enterrez-moi (bis)
Au plus profond de la cave Les pieds tournés vers le mur (bis)
La tête sous le robinet
Quand les pèlerins passeront (bis) Ils prendront de l’eau bénite.
Et diront « Qui est mort ici? » (bis)
C’est la pauvre Jeanne.
Elle est allée au paradis (bis)
Au ciel avec ses chèvres.

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4 réflexions au sujet de « Lou Bouié »

  1. Cela se passe dans un petit village de Provence. Jeanne est la doyenne du village et vit dans sa petite maison tout au bout du village, avec son vieux bouc bien aimé, vestige de son ancien troupeau.
    Or, un jour d’hiver, Jeanne se rend compte que son bouc a pris froid et tousse affreusement. Complètement paniquée, elle appelle le vétérinaire du coin pour une consultation.
    Le vétérinaire examine donc le bouc et dit à Jeanne :
    – Ben voilà, ton bouc a une bronchite aiguë et il faudrait absolument qu’il soit continuellement tenu au chaud. Or je vois qu’il est dans ton étable non chauffée. Il faut absolument que tu trouves une solution.
    Mais Jeanne n’est pas très riche et elle ne peut pas se permettre de chauffer l’étable, ni de chauffer rien du tout pendant la nuit.
    Elle répond donc au vétérinaire :
    – Bon, pendant la journée, je le garderai dans la cuisine, mais je ne sais pas ce que je vais faire pour la nuit… Je ne vois qu’une solution : ll viendra dormir dans mon lit, ainsi il sera bien au chaud.
    Le vétérinaire :
    – Oui Jeanne, c’est une solution, mais… et l’odeur ?
    Jeanne réfléchit quelques instants puis :
    – Ben tant pis… Il n’aura qu’à s’habituer !

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